
Le quota strict quant au nombre de véhicules à Singapour ne profite qu’aux nantis. Dans la petite ville-Etat que Maurice aimerait tant imiter, le prix du certificat d’immatriculation peut valoir bien plus qu’un véhicule. Afin de serrer encore plus les vis à ses citoyens, histoire de limiter les embouteillages et la pollution, tout nouvel acheteur d’un nouveau véhicule doit d’abord passer par la casse avant de se présenter à un showroom depuis le 1er février.
Après une limitation de la hausse des nouveaux véhicules à 0,5%, puis 0,25% durant ces dernières années, le ministère des Transports a annoncé à la fin de l’année dernière que le taux sera fixé à zéro pour au moins deux ans. Il faut donc mettre une voiture à la casse pour pouvoir en immatriculer une nouvelle. Déjà que s’offrir une voiture neuve à Singapour coûte des yeux de la tête et qu’un certificat d’immatriculation, valable 10 ans, vaut en moyenne Rs 1,2 million.
Si un Maurice désire rouler une Toyota Corolla à Singapour, il devra consentir à alléger son compte en banque d’au moins Rs 4 millions, car rien que le véhicule coûte Rs 2,8 millions.
Photo : Straits Times
