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En piste avec Fabio Quartararo: “je suis dans ma bulle, j’ai un objectif clair”

Devenu l’an dernier le premier Français vainqueur d’un Grand Prix dans la catégorie reine de la vitesse moto depuis 1999 et candidat au titre en MotoGP, Fabio Quartararo raconte sa saison à l’AFP.

Dans ce troisième épisode, au premier jour de cinq semaines de trêve estivale, le leader du championnat du monde évoque sa première partie de saison, ses plans pour les vacances (dix jours en famille à Nice, le reste chez lui en Andorre), le golf ou encore l’Euro de football aux côtés de Valentino Rossi.

“Je n’espérais pas autant pour la première partie de saison mais, après les deux premières victoires au Qatar et à Portimao, je savais qu’on pouvait continuer sur une bonne lancée. On n’a pas eu trop de chance à Jérez (13e) et à Barcelone (6e) mais, sinon, les résultats étaient vraiment positifs. Je ne m’attendais pas à aussi bien mais on a pris cette possibilité. C’était important de continuer sur cette lancée.”

“Je suis dans ma bulle et, tout ce qui se passe à côté, je m’en fous un petit peu. J’ai un objectif clair: me battre pour des victoires, pour des podiums et pour un objectif final (positif). Il faut regarder vers le futur, pas vers le passé, je suis vraiment concentré sur ça.”

Il en va de même de l’annonce lundi du départ en fin de saison de son équipier chez Yamaha Maverick Vinales. “C’est ce qui se passe à côté. J’ai une très bonne ambiance avec toute l’équipe, ça ne change rien pour moi. Je ne m’en mêle pas mais c’est dommage parce que Maverick est un pilote très rapide, il m’a aidé plusieurs fois cette saison à repousser mes limites. On verra qui sera mon nouveau coéquipier. J’espère que c’est un pilote très rapide parce que c’est là où on peut vraiment pousser nos limites.”

Certes, elle interrompt une bonne dynamique mais la trêve estivale “arrive au bon moment. C’est bien aussi de séparer les choses. Cinq semaines, c’est un peu long mais c’est pour tout le monde pareil.”

Pas de raison de perdre “le bon état d’esprit, la motivation de rouler et de toujours vouloir faire de mon mieux et m’améliorer. De voir qu’on est très bien placé au classement, c’est ce qui me donne cette motivation.”

Après le Grand Prix des Pays-Bas dimanche, “je suis rentré avec la famille pour des petites vacances parce que ça faisait pas mal de temps que je ne les voyais plus.”

“La première semaine va être vraiment relax (…) Même si je continue toujours à faire du sport. Dès demain, je vais commencer tout doucement un peu de course à pied. Et cet après-midi, encore un peu d’abdos. Juste pour maintenir la forme. Mais s’il y a un jour où je n’ai rien envie de faire, je ne le ferai pas. Mais je suis assez hyperactif donc je n’arrive pas à arrêter totalement.”

“La deuxième semaine, on va recommencer un peu l’entraînement, puis recommencer totalement les troisième, quatrième et cinquième semaines, se préparer au maximum et récupérer. Donc, malheureusement, pas beaucoup de temps en famille et beaucoup en Andorre parce que, pour ma préparation, c’est mieux, je suis plus centré.”

Va-t-il continuer le golf, après une démonstration peu concluante sur la piste pour célébrer sa victoire à Assen ?

“L’idée est venue parce qu’on y a joué tous les jours cette semaine-là avec Sam Lowes et Tony Arbolino. Quand je gagne la course et que je vois Tom (Maubant, son assistant) avec le club de golf, je me dis: ça sent la bonne célébration ! C’est lui qui est venu avec et c’était un bon moment, on a pu rigoler.”

“Je n’ai commencé que lundi dernier. Sur la pelouse, c’était plus facile ! Sur le goudron, juste après une course où j’étais essoufflé, ça n’était pas le top. En plus, la balle était posée directement sur le sol, je n’avais jamais tiré comme ça. Mais je m’améliorerai, je ferai des belles vidéos et j’essaierai même en direct.”

L’Euro de football, aussi, occupera son temps. “Je suis tous les matches. Samedi soir, pour Autriche-Italie, on a bien rigolé parce qu’il avait Valentino (Rossi) et son académie (de pilotes) à côté dans son motorhome. On faisait des petites blagues avec Tom et Tony Arbolino. A chaque fois que l’Autriche avait des opportunités, on criait, les autres criaient aussi, c’était assez marrant.”

“Ils sont pratiquement une quinzaine donc ça fait du bruit ! Surtout quand ils se qualifient et que j’essaye de dormir mais qu’à minuit, minuit et demi, il y a encore du bruit… C’était ça le plus difficile, mais bon, je me plains pas. (rires)”

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