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F1 – Retraite annoncée : Kimi Räikkönen, “l’homme de glace”

“Iceman”, le surnom a collé à la peau du champion du monde de F1, Kimi Räikkönen, pendant sa longue carrière qui s’arrêtera en fin de saison, alimenté par le calme légendaire du pilote finlandais, son caractère taciturne et ses réponses par onomatopées.

“Bwoah”, la réponse que Kimi apporte à la plupart des questions, est d’ailleurs devenue un gimmick en Formule 1.

Ses yeux bleus translucides laissent eux souvent transparaître beaucoup plus que ses mots et fusillent les journalistes qui ont le malheur de poser une question qu’il trouve stupide, c’est-à-dire la plupart.

Ses formules lapidaires sont devenues à ce point célèbres qu’un livre leur a été consacré sous forme de haikus, ces petits poèmes japonais en 17 syllabes.

Champion du monde en 2007 avec Ferrari, le natif d’Espoo, près d’Helsinki, a commencé sa carrière en F1 à vingt ans dans l’écurie Sauber. Il ne comptait alors qu’une vingtaine de courses dans les formules de promotion à son actif et certains le jugeaient trop inexpérimenté pour courir au pinacle du sport automobile.

Mais une sixième place – qui rapportait alors un point au classement des pilotes – dès sa première course en Australie et une dixième au championnat ont vite fait taire les critiques.

C’est en 2003, après être passé chez McLaren-Mercedes, qu’il remporte sa première victoire. Vingt autres suivront, la dernière au GP des États-Unis en 2018 avec la Scuderia.

A bientôt 42 ans (le 17 octobre), ce qui en fait le vétéran des pilotes en activité devant l’Espagnol Fernando Alonso (40 ans), Kimi a décidé de tirer le rideau sur sa carrière en F1 et l’a annoncé mercredi soir sur Instagram.

Ce n’est pas la première fois qu’il le fait. En 2010 et 2011, il s’était accordé un congé sabbatique pour s’essayer à d’autres disciplines: Nascar aux États-Unis mais surtout rallye avec une participation au Championnat du monde (WRC) pendant deux ans et quelques beaux résultats à la clé.

“Laissez-moi tranquille”

Mais l’appel de la monoplace était trop fort. En 2012, il revient chez Lotus-Renault et signe une nouvelle victoire, au GP d’Abou Dhabi, terminant troisième du championnat du monde.

Une autre suivra en 2013 en Australie et il retourne en 2014 chez Ferrari comme coéquipier du double champion du monde Alonso.

Il y restera cinq saisons avec comme meilleur résultat final une nouvelle place de troisième au championnat en 2018, alors qu’il épaule désormais l’Allemand Sebastian Vettel.

Ses meilleures années sont toutefois derrière lui et il fait place chez les rouges au jeune espoir monégasque Charles Leclerc, trouvant refuge en 2019 chez Alfa Romeo, une écurie équipée de moteurs Ferrari.

Le Finnois, désormais marié, père de deux enfants et moins enclin à faire la fête, montre encore un beau coup de volant et parvient à accrocher une quatrième place au GP du Brésil cette année-là.

Il n’y a pas qu’avec les journalistes que Raïkkönen s’est montré parfois abrupt. “Laissez-moi tranquille, je sais ce que je fais”, a-t-il ainsi un jour lâché à son ingénieur de course qui lui donnait des instructions. La formule a ensuite été immortalisée sur des produits dérivés, tasses, tee-shirts etc.

Sa distance frisait parfois l’indifférence: au GP de Monaco en 2006, alors qu’il venait d’abandonner sur casse mécanique, il ne s’était même pas donné la peine de revenir à pied à son stand, préférant aller directement sur son yacht amarré dans le port, pour passer un maillot de bain et boire une bière avec sa bande de copains.

Sa sincérité était parfois désarmante: interrogé sur les raisons pour lesquelles il avait ignoré Pelé, la légende du football, venu rendre visite au plateau de F1 au GP du Brésil en 2006, il n’avait pas hésité à répondre en direct à la télévision: “J’étais aux chiottes”.

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