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F1 : Verstappen débarque en favori au Red Bull Ring autrichien

Un pilote Red Bull favori sur le circuit Red Bull, quoi de plus logique ? Max Verstappen arrive en Autriche dans la peau du leader de la Formule 1 devant son grand rival Lewis Hamilton (Mercedes).

A peine partie de France, la F1 s’installe en Autriche. Et ce n’est pas une mais deux courses d’affilée que Red Bull jouera à la maison: le circuit de Spielberg, cerné de montagnes, accueille ce week-end le Grand Prix de Styrie, 8e manche de la saison sur 23, puis le Grand Prix d’Autriche la semaine prochaine.

Un double rendez-vous arrangé après l’annulation, en temps de pandémie, du Grand Prix du Canada puis de celui de Turquie censé le remplacer. Une quinzaine idéale pour l’écurie en tête du championnat des constructeurs et des pilotes.

“C’est comme un Grand Prix à domicile”, savoure d’avance le Néerlandais Verstappen (1er, 131 pts), qui compte douze points d’avance sur Hamilton (2e, 119 pts). “Avoir deux courses rend tout ça encore meilleur”.

“C’est toujours agréable de rouler ici, où nous avons eu de bons résultats”, rappelle-t-il, Spielberg étant l’un des deux circuits avec Mexico où il a gagné deux fois (2018 et 2019) sur ses 13 victoires.

Mais Verstappen le sait, depuis le début de la saison, “rien n’est jamais garanti” avec un adversaire tel qu’Hamilton, qui vise une huitième couronne mondiale record.

Une première depuis 2013

Le Britannique a remporté l’an dernier le seul GP de Styrie de l’histoire, déjà ajouté à un calendrier chamboulé par la crise sanitaire. Le GP d’Autriche avait lui été gagné par son équipier Valtteri Bottas.

“Nous avons bien réussi ici l’an dernier”, observe Toto Wolff, le patron de l’écurie Mercedes, “mais la situation est très différente cette saison”.

Car cette fois, Red Bull a les armes pour lui tenir tête: voiture, stratégie et pilotes, au pluriel, avec Sergio Pérez, qui a déjà fait oublier son prédécesseur Alex Albon. Le Mexicain (3e, 84 pts) tient à distance le deuxième volant Mercedes tenu par Bottas (5e, 59 pts).

Ce week-end, Red Bull aura également l’avantage du public: 15.000 spectateurs sont attendus, comme en France, en attendant de pouvoir faire le plein la semaine prochaine avec la fin des restrictions en Autriche le 1er juillet.

En France, Mercedes s’est rassurée, après deux Grands Prix calamiteux (sept points en tout à Monaco et en Azerbaïdjan), sans toutefois gagner (Hamilton 2e, Bottas 4e).

Dans le double duel, c’est Verstappen, vainqueur, et Pérez, 3e, qui ont pris le dessus sur le circuit du Castellet pourtant adoré par Hamilton, poleman et vainqueur en 2018 et 2019 (pas de course en 2020).

Résultat, la marque au taureau dépasse de 37 points la firme à l’étoile au classement des constructeurs. Surtout, elle a envoyé un signal.

A Monaco (Verstappen), en Azerbaïdjan (Pérez) et donc en France, Red Bull vient de gagner trois Grands Prix consécutifs: c’est la première fois depuis 2013 que cela arrive. La première fois depuis l’arrivée l’année suivante de la technologie hybride, que Mercedes maîtrise (maitrisait?) à la perfection.

Or en 2013, le champion du monde s’appelait, pour la 4e année consécutive, Sebastian Vettel. Et il conduisait une… Red Bull.

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