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La F1 commémore un 70e anniversaire très virtuel

Il y a un peu plus de 70 ans, 100.000 spectateurs se pressaient sur le circuit de Silverstone pour assister au premier Grand Prix du tout nouveau Championnat de monde de Formule 1, aujourd’hui il n’y en a… aucun.

Les gradins du circuit tracé dans la campagne anglaise sont vides, les traditionnels embouteillages oubliés. Le coronavirus a transformé le Grand Prix anniversaire de ce week-end en une expérience toute virtuelle pour les spectateurs restés chez eux.

Pour atténuer leur déception, l’écurie McLaren a invité 500 d’entre eux à s’asseoir dans une “tribune virtuelle” d’où ils pourront parler à ses pilotes juste avant la course. Williams, une autre écurie britannique légendaire, leur propose une expérience similaire pour “découvrir l’excitation d’un Grand Prix tout en restant confortablement à la maison”.

Certes, 20 pilotes –ils étaient 26 en 1950– vont s’affronter réellement dimanche sur la piste pour tenter de conquérir le titre de champion du monde après une saison au calendrier amputé par la pandémie. Elle devrait compter une quinzaine d’épreuves sur les 22 initialement prévues, et seulement sept il y a 70 ans.

Pour les promoteurs de la F1, il fallait bien trouver un nom à la seconde course organisée en huit jours sur ce même circuit de Silverstone, après le Grand Prix de Grande-Bretagne la semaine dernière.

Plutôt que de se déplacer à travers le monde comme il en a l’habitude, le “cirque” de la F1 a dû cette année se recentrer sur l’Europe, comme il y a 70 ans, et revisite plusieurs fois les mêmes circuits pour des courses qui ne se différencient plus que par le nom.

Temples de la F1

Silverstone, qui a vu se dérouler le premier Grand Prix du premier championnat en mai 1950, était donc tout indiqué pour accueillir le 1023e.

Le tracé a beaucoup changé, s’allongeant dans l’intermède de 4,649 à 5,891 kilomètres, le record du tour passant lui de 1 min 50 sec et 8 dixièmes à 1 min 24 sec et 303 millièmes, soit quelque 26 secondes de moins pour parcourir 1,2 kilomètres de plus.

Les noms des principaux virages, comme Maggotts, Becketts et Stowe, sont restés les mêmes et l’ambiance de Silverstone, lorsque les spectateurs sont là, est intemporelle, propre à l’un des derniers “temples” de la F1 où les bolides s’affrontaient déjà aux origines, les autres étant Monaco, Spa (Belgique) et Monza (Italie).

A l’époque, Indianapolis, aux Etats-Unis, faisait aussi partie du Championnat du monde de F1. Sur ce circuit tout aussi légendaire se dérouleront dans quinze jours les célèbres “500 Miles” qui verront s’affronter des F1 à l’américaine appelées IndyCar. La course aura elle aussi lieu à huis-clos pour cause de coronavirus.

La seule marque présente à Silverstone en mai 1950 et qui y est encore en août 2020 est Alfa Romeo, même si ses monoplaces modernes sont en fait des Sauber suisses rebaptisées pour raison de marketing. La Scuderia Ferrari, si elle a participé au premier championnat de F1 en 1950, n’était pas en Angleterre cette année-là pour une sombre histoire de prime de départ.

Mais il y avait à Silverstone il y a 70 ans un pilote thaïlandais, le Prince Birabongse Bhanudej Bhanubandh, connu sous le nom de Prince Bira, et un Monégasque, Louis Chiron. Il en aura aussi dimanche au départ un Thaïlandais, Alexander Albon, et un Monégasque, Charles Leclerc.

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