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L’endurance et ses difficultés

Parmi les épreuves de sport mécanique disputées à Maurice, l’une d’elles est particulière et n’a lieu qu’une fois par an. Il s’agit des quatre heures d’endurance moto. Cette course annuelle est organisée par le Motoclub Racing Team.

Les hommes et femmes ainsi que les mécaniques ont été mis à rude épreuve. Les quatre heures d’endurance moto se sont tenues le dimanche 9 septembre 2018 sur le circuit du stade Anjalay Coopen à Belle-Vue Harel. Cette épreuve a été organisée par le Motoclub Racing Team. Ce type de course a pour objectif de mettre en avant l’endurance des pilotes qui doivent rester concentrés et performants durant une longue période, ainsi que la fiabilité de leurs motos.

Lors d’une course d’endurance, des équipages formés de deux à trois pilotes se relaient au guidon d’une moto chacun. L’équipe gagnante est celle qui a accompli le plus de tours durant une période précise qui peut aller jusqu’à 24 heures. Plusieurs catégories peuvent courir en même temps. Le 9 septembre, il y en avait deux : Proto et Supersport. Dans le cadre de la course du Motoclub Racing Team, les deux pilotes avaient pour obligation de se relayer toutes les 30 minutes.

Roshan Rama et Vincent Abel se sont imposés dans la catégorie Proto et au classement général. Comme l’indique le premier cité, tenir pendant quatre heures de course n’était pas évident. « L’endurance est un travail d’équipe avec les mécaniciens et les pilotes. La première difficulté, c’est au moment du départ, car les moteurs sont éteints. Le démarrage au kick m’a fait perdre du temps. Ensuite, il y a la fatigue. Finalement, on est sous pression pendant quatre heures », a indiqué Roshan Rama dans une déclaration au Défi Sport.

La victoire dans la catégorie Supersport est revenue à Leeven Chokeepermal et Badal Jhundoo. Pour eux aussi, la course n’a pas été de tout repos. « En endurance, même les meilleurs pilotes sur la meilleure moto ne sont pas sûrs de gagner, car ils ne sont pas à l’abri d’une panne. Ce type de course a quelque chose de spécial, on a davantage l’esprit d’équipe qu’en course de vitesse. Une personne ne peut pas gagner seule », commente Leeven Chokeepermal.

Pour Reshad Khoratty, président du Motoclub Racing Team et pilote, une course d’endurance doit se préparer en amont. « Nous n’avons pas eu de grosses chutes. Toutefois, les pilotes étaient victimes de fatigue et ont ressenti des crampes, ce qui indique qu’ils ne sont pas assez prêts physiquement et qu’ils ne s’hydratent pas suffisamment. Au niveau de la mécanique, nous n’avons eu que deux abandons suite à des pannes sur 17 motos engagées », explique Reshad Khoratty.

Selon nos interlocuteurs, les frais sont conséquents pour les pilotes qui participent aux courses d’endurance, beaucoup plus que pour les courses de vitesse. Cela englobe non seulement le prix d’achat de la moto, mais également l’acquisition des pneus, les pièces de rechange et l’essence. À long terme, l’objectif de cette épreuve est de préparer davantage les pilotes mauriciens pour qu’ils puissent participer à des courses d’endurance régionales. Reshad Khoratty cite notamment une épreuve de 24 heures à la Réunion et une autre de huit heures qui se déroulera en Afrique du Sud où, d’ailleurs, certains pilotes locaux sont régulièrement engagés.

Crédit photo : AR Jeff Photography

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