Essai

Mini Countryman SE : l’hybride branchée

Toyota RAV 4

La Mini Countryman se décline en motorisation hybride et en quatre roues motrices. Elle allie luxe, espace, dynamisme et confort. Elle est à sa place en ville comme dans les chemins de terre.

La nouvelle Mini Countryman SE est un mélange de toutes les tendances du marché automobile actuel. La marque britannique qui appartient au groupe allemand BMW a pris d’un côté le format de SUV, les véhicules à la mode, et de l’autre le style néo-rétro qui fait son succès, ainsi que la motorisation hybride qui présente des avantages économiques, fiscaux et écologiques. L’auto est un SUV compact qui n’a rien d’un mini véhicule comme son ancêtre qui a vu le jour au Royaume-Uni dans les années 1950.

Le design n’évolue guère depuis le retour de la marque dans les années 2000. D’ailleurs au premier regard, il est difficile de savoir exactement de quel modèle de la marque il s’agit. La Mini Countryman se démarque d’abord par son look de petit 4×4. D’ailleurs, contrairement à bien des SUV concurrents, elle dispose d’une transmission intégrale. Le look baroudeur est accentué par les protections au niveau des garde-boues et par ses barres de toit. En second lieu, ce qui distingue notre modèle d’essai, c’est-à-dire la Mini Countryman SE, c’est ce gros logo sur les ailes avant. Il s’agit en fait de la signature de la déclinaison hybride rechargeable de cette voiture. Du côté gauche, le logo cache la trappe qui donne accès à la prise électrique sur laquelle on peut brancher un adaptateur pour recharger la batterie du moteur électrique.

Malgré ses rondeurs bien marquées, la Mini Countryman a quelques détails stylistiques qui lui donnent un air sportif. Il s’agit notamment de sa calandre qui arbore fièrement le S de la version John Cooper Works, la plus sportive du catalogue de Leal & co, le concessionnaire de Mini à Maurice. Le dessin du bouclier avant, avec notamment ses entrées d’air, accentue cette sensation dynamique.

Pour le reste, hormis les jantes de 18 pouces, le style s’oriente plutôt vers les SUV citadins. D’ailleurs on regrette le manque d’audace et d’originalité de la partie arrière. La poupe manque en effet de personnalité. La rondeur et la sobriété sont les mots d’ordre quand on regarde l’arrière du véhicule. Fidèle à son habitude, Mini met l’emphase sur la personnalisation de ces modèles selon les goûts des clients. Notre modèle d’essai arbore une peinture bi-ton : blanche avec des bandes noires sur le capot et avec le pavillon également noir.

L’intérieur de la Countryman dans cette finition John Cooper Works est plutôt luxueux et confortable. Dans notre version d’essai, le noir qui peut paraître sobre au premier abord, est vite souligné par des jeux de lumière rouges portés par des liserés lumineux dans les portières et sur le tableau de bord. Quand la lumière du jour baisse, l’habitacle devient encore plus agréable. Le luxe est accentué par la sellerie et le volant en cuir ainsi que par les plastiques mous sur le tableau de bord. Même les portières ont droit à des finitions travaillées avec du cuir et des matériaux noirs nacrés. On apprécie également les boutons inspirés du monde de l’aviation.

Les fameux compteurs ronds ainsi que le cercle qui encadre l’écran au milieu de la console centrale nous rappellent que nous sommes bien dans une Mini. Dommage que les compteurs restent à aiguilles alors que les constructeurs haut de gamme équipent de plus en plus leurs modèles de compteurs numériques. Le compte-tours indique également la puissance délivrée par le moteur électrique, ce qui peut prêter à confusion. Le témoin de la jauge à essence avec ses bâtons lumineux qui s’effacent au fur et à mesure que le niveau d’essence baisse peut surprendre. A notre avis, il détonne avec le reste de l’habitacle. Les passagers arrière disposent de grandes places avec de l’espace aussi bien aux jambes qu’à la tête. Le coffre est également spacieux avec une ouverture et une fermeture électrique.

Mini Countryman SE

Mini Countryman SE

Mini Countryman SE

Mini Countryman SE

Mini Countryman SE

Mini Countryman SE

Mini Countryman SE

Mini Countryman SE

    Le démarrage de la Mini Countryman se fait avec la clé dans la poche ou le sac à main. Lorsque la voiture la détecte dans l’habitacle, il suffit alors de pousser le principal bouton poussoir au milieu de la console centrale vers le bas. La voiture démarre également sans bruit.

    Précisons que cette version SE hybride rechargeable dispose de trois mode de conduite : Auto eDrive, Max eDrive et Save battery. Le véhicule démarre par défaut en mode Auto eDrive. C’est-à-dire que l’ordinateur de bord gère seul la répartition de la puissance entre le moteur essence à trois cylindres de 1,5 litre, et le moteur électrique. Il est possible de rouler en 100% électrique jusqu’à 80 km/h. Lorsqu’on accélère franchement pour prendre une montée ou pour doubler par exemple, le moteur essence prend le relais et peut même être secondé par le moteur électrique quand on monte dans les tours.

    Avec le mode Max eDrive, tant que l’autonomie de la batterie le permet, seul le moteur électrique opère et ce jusqu’à une vitesse de 125 km/h. Dans ce mode, l’auto n’est pas réactive, les accélérations sont douces même en appuyant sur la pédale d’accélérateur. Lorsque le niveau de la batterie baisse, on peut choisir de passer en mode Save battery où le moteur électrique se coupe et laisse la place au moteur à essence. Ce dernier recharge même la batterie tout en roulant.

    Démarrage de la Mini Countryman se fait avec la clé dans la poche ou le sac à main.

    L’auto dispose également d’un mode sport et d’un mode eco qui se commandent indépendamment des trois autres modes. La boîte automatique à six rapports peut passer en mode séquentiel. Notons qu’en testant l’ensemble des modes de conduite, l’autonomie de la batterie baisse relativement vite. Mini annonce une autonomie de 42 kilomètres en 100% électrique.

    Avec ses deux moteurs, la Mini Countryman dispose de 224 chevaux de puissance au total. Le moteur à essence en développe 136 et le moteur électrique 88. Avec un châssis digne de la maison mère BMW et l’association de ces deux moteurs, le mode sport permet une conduite dynamique en toute confiance. La boîte de vitesse est efficace, tout comme le freinage. L’auto vire avec très peu de roulis en virage rapide et avec une bonne tenue de route bien aidée par sa transmission intégrale. La Mini Countryman se montre confortable en conduite douce malgré ses jantes de 18 pouces.

    Grâce à sa transmission intégrale, la Mini Countryman est également à l’aise dans les chemins non carrossés ainsi que sur les routes glissantes, mais elle ne fera pas de franchissement. Le bouton qui permet de changer de mode d’hybridation est placé juste à côté de celui qui démarre l’auto, c’est pourquoi en roulant il est facile de se tromper et de couper le contact au lieu de changer de mode. Il aurait été plus judicieux de les éloigner l’un de l’autre, à moins que cela ne soit qu’un simple signe de notre maladresse.

    En conclusion, nous avons aimé le look de la Mini Countryman, le luxe de son habitacle et l’espace qu’elle offre à ses passagers arrière ainsi que ses différents modes de conduit et sa sportivité. Nous avons moins apprécié l’autonomie de sa batterie même si elle reste dans la moyenne du marché. La Mini Countryman s’avère un bon compromis entre une berline de luxe et un 4×4 spacieux. On risque d’en croiser quelques-unes bientôt, notamment dans les beaux quartiers du pays. La Mini Countryman SE en finition John Cooper Works que nous avons essayée coûte Rs 2,59 millions.

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