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MotoGP : En l’absence de public, les… écrans géants manquent aux pilotes

Pas de spectateurs, pas d’écrans géants pour garder un oeil sur ses performances et celles de ses adversaires: l’absence de public lors de nombreux Grands Prix moto cette année, pandémie oblige, a un inconvénient inattendu pour les pilotes.

“Au Mans, il y a cet écran qui était encore là le vendredi (pour les premiers essais libres, ndlr) mais il était éteint. A chaque tour, je regardais s’il avait été allumé”, confie l’Espagnol Alex Rins, interrogé en conférence de presse jeudi, avant le GP de Teruel ce week-end en Espagne.

“Ca fait partie de ces choses auxquelles vous ne prêtez pas beaucoup d’attention quand elles sont là mais, quand vous ne les avez pas, c’est étrange, c’est vrai”, abonde son compatriote et équipier chez Suzuki Joan Mir.

“C’est bien pendant les essais pour savoir combien de temps il vous reste en piste, développe l’Espagnol Maverick Vinales (Yamaha). Même si vous pouvez avoir le chrono sur votre tableau de bord, je ne l’utilisais pas et je regardais tout le temps les écrans.”

“Pendant une séance, vous voulez savoir si vous êtes dans le top 10”, ce qui permet de jouer directement les premières places sur la grille de départ en qualifications, sans passer par le repêchage, poursuit Mir, leader du championnat en catégorie MotoGP.

Sans écran géant, impossible de le savoir avant de réintégrer son garage. “C’est comme être en plein désert car vous n’avez plus de référence”, compare un autre Espagnol, Alex Marquez (Honda).

“Suivre la bagarre”

Pour les dauphins de Mir au classement des pilotes, le Français Fabio Quartararo (Yamaha-SRT) et Vinales, pointés à 6 et 12 longueurs respectivement, ce sont surtout les qualifications qui deviennent frustrantes. “Vous savez que vous avez fait un bon temps mais pas si vous êtes en pole position, deuxième ou troisième”, remarque Quartararo.

En course, tous ne font pas le même usage de ces images destinées aux spectateurs quand ils sont présents en tribunes.

“Je les regarde beaucoup pour suivre la bagarre, dit l’Italien Andrea Dovizioso (Ducati). Normalement, vous ne regardez pas derrière vous. Vous devez comprendre ce qu’il se passe grâce aux informations que vous donne votre équipe depuis le muret des stands, mais cela ne vous dit pas tout. Grâce aux écrans, vous comprenez bien plus de choses, donc c’est instinctif pour moi de les regarder.”

“C’est sûr, les +pitboards+ (les panneaux sur lesquels les équipes indiquent à leurs pilotes les écarts chronométriques, ndlr) sont plus importants que jamais”, ajoute le plus jeune des frères Marquez.

Quartararo et Mir, eux, s’accordent à dire que, s’ils utilisaient ces écrans dans les catégories inférieures Moto3 et Moto2, ça n’est quasiment plus le cas en MotoGP. “Tout va très vite et vous ne pouvez pas vous permettre de perdre votre concentration”, termine le premier.

Le GP de Teruel, sur le circuit du MotorLand Aragon à Alcaniz de vendredi à dimanche, est la 11e manche sur 14 en MotoGP, la 12e sur 15 en Moto2 et Moto3.

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