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Muntashir Carrim : « Tuner » un jour, « tuner » toujours

Trois ans depuis que le groupe de passionnés de tuning, UMT, est au repos. Cela n’empêche pas pour autant ses membres-fondateurs de cultiver leur amour pour le « tuning ». L’un d’eux est Muntashir Carrim. Il se remémore les années de UMT. Entre-temps, il se consacre à sa vie familiale et professionnelle.

On ne naît pas « tuner », on le devient ! Muntashir Carrim est un adepte de tuning depuis son plus jeune âge. Cet habitant de Moka se souvient toujours du premier évènement de tuning auquel il a assisté. « L’agence HEAT était une des premières organisatrices ayant présenté un concept de haute facture. J’étais émerveillé par les modifications que les propriétaires avaient apportées à leurs véhicules. Je n’ai pu résister à cet appel », relate-t-il.

Ainsi, son intérêt grandit avec les années. En début de 2014, il fait partie de ceux ayant monté UMT. Ce, après le décès de Paul Walker dans un accident de la route en novembre 2013. Les passionnés de l’automobile et les « tuners » ont tenu à rendre un hommage à l’acteur américain de la célèbre saga «Fast &Furious» et adepte de courses automobiles. « À l’époque, il y avait une perception que ceux qui modifiaient leurs véhicules ne respectaient pas le code de la route et ils étaient considérés comme des hors-la-loi. UMT a voulu casser cette image», dit-il.

Muntashir Carrim tient à faire ressortir que l’UMT était, auparavant, le sigle pour United Mauritian Tuners. « Comme l’appellation contenait le mot «Mauritian», il fallait entamer une série de démarches pour l’enregistrement du groupe. Nous nous sommes donc tombés d’accord pour revoir l’appellation. C’est ainsi que notre choix s’est porté pour United Motorsports Team», explique notre interlocuteur. Il ajoute que UMT était bien plus qu’un organisateur de rencontre entre les passionnés. Des évènements sont mis en place et ce, à but caritatif.

En effet, une partie des recettes était dédiée à une bonne cause. « En 2015, par exemple, nous avons remis une somme aux parents d’un petit qui devait subir une opération chirurgicale en Inde », partage-t-il. Les événements étaient aussi l’occasion de sensibiliser les jeunes sur la sécurité routière. «Quelques années de cela, des rallyes illégaux étaient organisés fort tard dans la soirée sur la voie publique. Cela posait quelques problèmes. Il suffit uniquement d’encadrer les passionnés et de leur offrir un endroit approprié pour s’adonner à leur passion. Puis, certaines organisations se sont mises à organiser des « Track Day » au stade Anjalay à Belle-Vue-Maurel », fait-il remarquer. UMT donnait également un coup de main à d’autres organisations.

D’ailleurs, Muntashir Carrim indique que le « tuning » ne consiste pas uniquement à améliorer la performance d’un véhicule. Le « tuning » touche aussi l’apparence, la sonorisation ainsi que des fonctions pour un confort optimum et une conduite agréable entre autres. Il pense alors au « wrapping ». Il fait allusion à une circulaire de la National Land Transport Authority (NLTA) le 15 janvier 2021, rappelant que certains « wrappings » sont illégaux. « Cette loi existe déjà. Il y a toutefois une nuance, car il existe différents types de « wrapping ». Certaines matières donnent un autre coup d’œil au véhicule. Cela peut alors poser problème car les spécificités de chaque véhicule sont enregistrées auprès de la NLTA. Elles servent à distinguer les véhicules. Certains « wrapping » ne dénaturent pas l’apparence de l’engin. Il faut donc bien choisir sa matière », dit-il.

Parcours

Muntashir Carrim a décroché son permis de conduire à 19 ans. Sa première voiture était une Proton Gen2. Il s’agit de l’ancientaxi de son papa. Puis, il s’offre une Nissan B14. Aujourd’hui, il évolue dans la filière « Marketing & Management ». Il est marié et père d’un garçonnet. « J’ai actuellement un mini-van me permettant de travailler. Il se veut aussi un véhicule familial. Je n’ai pas fait de grandes modifications car cela nécessite un investissement important. Quand on a une famille, on a d’autres priorités », dit-il.

Il a toutefois opté pour un amortisseur réglable pour que le mini-van soit plus stable. Il a placé un écran de 11 pouces à l’arrière du siège de chauffeur pour que son fils puisse apprécier ses dessins animés préférés quand il est à bord.

Muntashir Carrim souhaite relayer sa passion pour le « tuning » à son fils. Il trouve que cette activité peut être une alternative saine aux fléaux de la société. « Modifier un véhicule coûte. Autant donc investir dans quelque chose de concret qui ne va pas nuire à notre santé », conclut-il.

 

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