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Opinion : Les courses illégales ancrées dans la culture mauricienne

C’est un paradoxe propre à Maurice. De nombreux Mauriciens aiment les sports mécaniques, mais il n’existe aucune infrastructure digne de ce nom dans le pays. En l’absence d’un vrai circuit, des automobilistes et motocyclistes, adeptes de courses, s’affrontent en toute impunité et au vu et au su de tous au beau milieu même de la circulation.

Ces « pilotes » expliquent, dans l’enquête en immersion à lire dans le dernier numéro du magazine Défi Moteurs, qu’ils voudraient faire des courses légales sur des circuits adaptés ou des routes fermées. Mais ils décrient « l’absence de volonté politique ». Le ministre du Transport, Nando Bodha, a bien annoncé que l’État est prêt à mettre un terrain à disposition, mais il laisse au secteur privé le soin de créer l’infrastructure. Or, les projets se font encore attendre. D’un autre côté, plusieurs annonces de circuits privés à Maurice ont déjà été faites, mais à ce jour, rien de concret. Enfin, la police semble bien impuissante à contrôler ce phénomène.

Il y a bien des clubs qui organisent, ou qui tentent d’organiser des courses en ligne droite ou sur circuits éphémères. Cependant, non seulement ces courses ne sont pas fréquentes, mais elles n’ont pas l’air d’attirer ces automobilistes et motocyclistes. Ils préfèrent la liberté de ne pas se plier à des règlements et l’adrénaline que procure l’illégalité. C’est pourquoi, même si un jour un circuit voit le jour à Maurice, nul doute que les courses sauvages au milieu de la circulation ne cesseront pas. Ces courses font désormais partie de la culture mauricienne alors que le pays n’a pas l’air de vouloir s’ouvrir aux sports mécaniques, un paradoxe.

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