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Rallye : Le rôle du copilote : complexe et primordial

Si en rallye le pilote est celui qui conduit la voiture à la victoire, cependant, le copilote en est le cerveau. Sans ce dernier, la performance est impossible. Le Défi Sport s’intéresse au rôle de ce membre d’équipage qui est bien plus complexe que de dire « à gauche » ou « à droite ».

Copilote mauricien expérimenté en rallye et en slalom, Reetesh Newaj explique qu’en rallye, le rôle du copilote commence bien avant le départ de la spéciale. « Le copilote doit gérer les horaires de pointage au parc fermé puis sur la ligne de départ. On doit avoir l’heure exacte réglée avec celle du Motors Racing Club (MRC). C’est la même heure pour tous les équipages. On a ensuite des horaires à respecter. Avant et après chaque passage, on a des heures de pointage. De plus, dans l’assistance et au parc fermé, le copilote s’occupe des tâches administratives auprès des organisateurs. Que ce soit au parc fermé ou en spéciale, le copilote n’a pas droit à l’erreur. Au cas contraire, c’est tout l’équipage qui subit les conséquences », élucide Reetesh Newaj.

C’est lors des spéciales que les copilotes lisent leurs notes afin que les pilotes puissent anticiper le parcours et ainsi rouler le plus vite possible. Ces notes sont prises en amont du rallye lors de la reconnaissance qui a lieu une semaine avant l’épreuve. Le MRC donne un créneau horaire précis durant lequel les équipages vont faire le repérage sur la route de la spéciale. « Si on y va en dehors des créneaux horaires, c’est l’exclusion de la course. Le but est de mettre tout le monde sur un pied d’égalité. Il est interdit de faire les reconnaissances dans les autos de course », précise notre interlocuteur.

Le pilote dicte les notes au copilote lors de la reconnaissance. « La reconnaissance se fait différemment selon les pilotes. Les expérimentés connaissent bien les spéciales et donneront rapidement des instructions précises. Or, les nouveaux prennent plus de temps. De plus, les notes peuvent changer entre la voiture normale et celle de rallye », indique Reetesh Newaj.

« Départ, ligne droite à fond sur long gauche. » Tel est un exemple de notes que nous livre le copilote Reetesh Newaj. Il poursuit que « pendant le rallye, je dois connaître les virages suivants ceux que j’annonce. En même temps, il faut pouvoir lire les notes et regarder la route. Avec un problème de notes, on peut rater un bon chrono ».

Ce dernier explique que le pilote a des attentes sur son copilote. Exemple : qu’il connaisse exactement le parcours et notamment les difficultés. Pendant la spéciale, le copilote met des repères dans ses notes comme par exemple « pont » ou « restaurant à gauche » afin de pouvoir se retrouver s’il se perd dans ses notes. « Les conséquences peuvent être sérieuses sans des notes précises, ou encore si le copilote fait une grosse erreur comme annoncer un virage à gauche alors qu’il est à droite », lance Reetesh Neewaj.

Etre assis dans une voiture de rallye, lancée à pleine vitesse sur des petites routes, peut s’avérer impressionnant. Comme le précise Reetesh Newaj, lorsqu’un copilote s’installe dans son baquet, il sait déjà qu’il y a un risque d’accident, mais avant tout, il doit se soucier de ses notes. « A Maurice, mis à part celle de Plaine Champagne qui dure plus de six minutes, les spéciales sont courtes, entre deux et trois minutes. On n’a donc pas le temps d’avoir peur », conclut notre interlocuteur.

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