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Sécurité routière : Avec la crise sanitaire, les Européens moins nerveux au volant

Un probable “effet indirect” de la crise sanitaire: les Européens sont un peu moins nerveux au volant depuis l’éclosion de la pandémie de Covid-19, selon le 11e Baromètre de la conduite responsable de la fondation Vinci Autoroutes publié mercredi.

Ils ont ainsi l’injure moins facile quoique encore très fréquente: 52% ont déjà insulté un autre conducteur, soit une baisse de quatre points par rapport à la précédente enquête, effectuée en début d’année dernière avant que n’éclate l’épidémie de nouveau coronavirus.

Ils sont aussi moins nombreux à klaxonner de façon intempestive (47%, -4 pts) et à considérer devenir une personne différente avec un volant entre les mains, soit plus nerveuse, impulsive ou agressive (12%, -4).

Les habitants des pays méditerranéens sont les plus nerveux: Français et Grecs sont ceux qui injurient le plus autrui (65%), alors que les Espagnols ont le plus tendance à abuser du klaxon (62%).

La crise sanitaire aurait-elle, dès lors, apaisé les conducteurs ? Pour la déléguée générale de la fondation Vinci Autoroutes, Bernadette Moreau, elle a surtout eu un “effet indirect”, dans la mesure où, avec les restrictions de déplacement, “il y a moins de monde sur la route, moins de trafic, et donc moins de tensions”.

“L’intérêt sera de voir si ces meilleurs comportements perdurent dans le temps ou si l’on va revenir au +monde d’avant+”, ajoute-t-elle auprès de l’AFP.

Cette légère amélioration est d’ailleurs à nuancer, poursuit-elle, puisque 93% des conducteurs (autant que l’an passé) ont peur de l’attitude agressive d’autrui.

Et l’utilisation en conduisant des “distracteurs” (téléphone, systèmes de guidage par GPS) est elle franchement en hausse, une tendance continue depuis plusieurs années: 53% (+3 en un an et +10 en cinq ans) téléphonent en utilisant un système Bluetooth et 43% paramètrent leur GPS (+6 en cinq ans).

Les Méditerranéens, avec les Italiens et Grecs (57%), sont aussi ceux qui usent le plus du téléphone, mais sont détrônés par les Belges (55%) pour l’utilisation du GPS.

“Les distracteurs prennent encore plus de place. On a l’impression que ça ne va jamais s’arrêter, notamment car les véhicules sont toujours plus connectés et donnent l’illusion qu’on peut faire plusieurs choses à la fois” commente Bernadette Moreau.

Enquête réalisée par l’Ipsos par Internet du 2 au 15 mars 2021, auprès de 12.400 Européens âgés de 16 ans et plus, dont minimum 1000 personnes dans chacun des 11 pays sondés (France, Allemagne, Belgique, Espagne, Grande-Bretagne, Italie, Suède, Grèce, Pologne, Pays-Bas, Slovaquie), selon la méthode des quotas.

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