Il existe une ou deux d’irréductibles Citroën Méhari encore en circulation à Maurice. Un demi-siècle après son lancement à Deauville et deux ans après l’arrivée de l’E-Méhari, le constructeur français a invité le créateur Jean-Charles de Castelbajac à concevoir une Art Car Méhari exclusive de ce modèle.
La Méhari, qui aura été la version française de la Mini Moke ou allemande Volkswagen Type 181 était équipée d’un moteur 2 cylindres à plat de 602 cc développant 29 chevaux avec un carburateur Solex, ce qui lui permet quand même des pointes de 120 km/h. Elle mesure alors 3,52 m de long pour 1,53 m de large et ne pèse que 570 kg.
Symbole de liberté et d’anticonformisme, car né durant la génération de Mai 68, le véhicule construit sur une plateforme de Dyane 6 se distinguait par sa carrosserie en plastique modulable. Insensible à la corrosion, la Méhari devenait le véhicule idéal pour les virées à la plage.
Les fans de Land Rover pouvaient aussi replier le pare-brise sur le capot pour être dans le vent. Une version 4X4 lancée en 1979 lui permet même de franchir des pentes allant jusqu’à 60 %. Véritable succès populaire, la Méhari a même poussé le luxe jusqu’à faire carrière au cinéma, notamment dans « Le Gendarme de Saint-Tropez » avec l’incontournable Louis de Funès. Elle s’est aussi invitée au Paris-Dakar en 1980 avant de tirer sa révérence en 1987 à près de 143 740 exemplaires.
Dimanche, plus près de nous, à La Réunion, l’association Bat’ Karé Méhari 2 CV a célébré les 70 ans de la 2 CV et les 50 ans de la Méhari. 300 à 400 de ces véhicules subsistent chez nos voisins.
Photo et vidéo : Citroën et Citroën Origins©
