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WRC – Rallye de Croatie : L’inconnu des Balkans

Pour la toute première fois, le championnat du monde des rallyes prend ses quartiers en Croatie, nouveau théâtre d’asphalte rapide dans les montagnes des Balkans pour Sébastien Ogier (Toyota), Ott Tänak (Hyundai) et les autres.

Deux longs mois après, le WRC redémarre. Après le Français Sébastien Ogier vainqueur au Monte-Carlo et l’Estonien Ott Tänak, impérial sur la neige de Finlande fin février, qui gagnera sur les routes croates de vendredi à dimanche ?

Nouveau terrain de jeu, la Croatie est le 34e pays à accueillir un rallye WRC. Au programme, 300,32 kilomètres de spéciales dans les massifs montagneux autour de Zagreb, ville hôte. Premier rendez-vous 100% asphalte depuis août 2019 en Allemagne, après diverses annulations en 2020 pour cause de pandémie, la Croatie offre un défi inédit.

Entre Alsace et Bulgarie

“Ca ne ressemble à rien d’autre, c’est le Rallye de Croatie et ce ne va pas être facile”, résume Tänak, champion du monde 2019.

“Il y a vraiment beaucoup de cordes”, détaille un autre pilote Hyundai, le Belge Thierry Neuville, en référence à ces nombreux virages qui peuvent être coupés. “Toutes les spéciales sont différentes, certaines sont rapides, d’autres très bosselées, surtout samedi la N.10 (sur vingt, ndlr)”, à la frontière slovène, surnommée la “spéciale aux mille virages”.

Ogier annonce également “des parties en sous-bois, très étroites, et certaines sections qui pourraient rappeler un peu l’Alsace (Rallye WRC de 2010 à 2014, ndlr), avec les nombreuses cordes qui ramènent de la boue, surtout s’il pleut”.

Mais, selon le pilote de 37 ans, l’asphalte croate ressemble également “un peu à ce que l’on trouvait en Bulgarie, même si c’est un vieux souvenir (2010, ndlr): assez lisse avec peu d’adhérence”.

Le club des cinq

Au classement avant cette troisième manche, c’est le phénomène finlandais Kalle Rovanperä (Toyota) qui mène les débats. Après sa 4e place dans le sud de la France et sa 2e au Rallye Arctique chez lui, Rovanperä est à 20 ans le plus jeune leader du championnat du monde.

Le fils de l’ancien pilote Harri Rovanperä devance l’expérimenté Neuville, 3e des deux premières courses, puis Ogier, malheureux en Finlande, Elfyn Evans (Toyota) et Tänak. Le tout en seulement 12 points.

Un faible écart, logique après seulement deux rallyes, mais qui pourrait durer: “En terme de performance pure, je ne vois pas de gros écarts entre nous cinq. Je n’ai pas de boule de cristal mais sur le papier c’est clairement possible que ça reste serré jusqu’à la fin”, estime Ogier.

Terre en vue

A voir derrière si M-Sport Ford, troisième constructeur, dans le dur depuis le début de saison, a potassé pendant ces deux mois de pause sa Fiesta pour entrer dans la danse.

Car après la Croatie, le WRC accélère avec la saison sur terre et, de fin mai à fin juillet, cinq rallyes sur cette surface (Portugal, Italie, Kenya, Estonie, Finlande).

Et comme le leader du championnat ouvre la route lors de la première journée d’un week-end de course, “bon courage pour celui qui est en tête après la Croatie”, prévient Ogier.

“Sur terre, le premier et deuxième du championnat sont comme éliminés de la bataille en partant aux avant-postes”, explique le septuple champion du monde, alors que “l’asphalte offre un terrain de jeu plus équitable, c’est mieux pour la beauté de la baston”.

Est-ce à dire qu’Ogier ne vise pas la victoire en Croatie? “Une victoire c’est toujours mieux, mais ça serait sans doute synonyme de galère derrière donc bon… j’ai tendance à relativiser. Je n’ai pas la pression absolue du résultat car la route est encore très longue”.

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