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Karting : Les pilotes roulent « pour le plaisir » en attendant un vrai circuit

La plupart des pilotes de Formule 1 (F1) sont passés par le karting. Cette discipline est considérée comme la base des sports mécaniques. À Maurice, le karting est surtout connu comme une activité de loisir à travers la location de karts électriques. N’importe qui peut conduire l’un de ces karts pendant quelques minutes sur une piste adaptée, il suffit juste d’avoir l’âge minimum et de payer la location.

Mais il existe aussi à Maurice des karts à moteurs thermiques spécialement conçus pour la compétition. Auparavant, leurs propriétaires s’affrontaient dans un championnat. Malheureusement, avec la fermeture du circuit de Petite Rivière et sans une autre piste digne de ce nom, aujourd’hui, les courses sont inexistantes.

Cela n’empêche pas ces amateurs, regroupés au sein du club Karting Mauritius, de se retrouver régulièrement pour rouler ensemble. C’était le cas ce samedi 27 octobre 2018 sur le parking du centre commercial Mont Choisy le Mall.

Une trentaine de participants ont enchainé les tours sur une piste créée spécialement pour l’occasion sur le parking. Après des essais libres, les pilotes se sont adonnés un par un à une séance d’essai chronométrée. « Chaque pilote devait effectuer trois tours de piste. La séance n’était pas une épreuve officielle, c’était juste pour le plaisir. L’évènement s’est bien passé. Beaucoup de spectateurs étaient des clients du centre commercial ainsi que les amis des participants. C’est un succès », précise Bill Ghanty, membre exécutif du club Karting Mauritius.

Bill Ghanty précise qu’en l’absence d’un circuit, Karting Mauritius recherche d’autres emplacements pour organiser des évènements similaires. « C’est une énorme organisation, car elle nécessite d’importantes mesures de sécurité, telles que des barrières et la présence d’une ambulance. Cette organisation demande beaucoup de ressources financières, mais on prévoit d’autres évènements prochainement », souligne-t-il.

Cependant, l’introduction d’un nouveau championnat n’est pas à l’ordre du jour sans un circuit adéquat. « Les pilotes font de gros investissements, on ne peut donc pas prendre le risque de leur dire qu’on arrête, car on n’a plus accès aux parkings. Le parking du stade Anjalay Coopen à Belle Vue, par exemple, n’est qu’un emplacement aménagé. Nous entendons parler de différents projets de circuits, mais pour le moment ce ne sont que des projets », lance Bill Ghanty.

Ce samedi, les karts en piste étaient départagés en trois catégories : 125 BV à boîte de vitesses séquentielles (46 chevaux), Vortex 125 (36 chevaux) et Rotax max (28 chevaux). Les deux dernières ne disposent pas de boîtes de vitesses.

Ces engins sont loin d’être des karts au rabais. Les propriétaires choisissent des karts de marques reconnues, telles que Tony Kart, LGK, CRG, Birel, Sodikart, PCR, Sodi et Kosmic. Les moteurs à essence vont de 100 cc pour les plus modestes à 125 cc pour les plus puissants. Ils développent entre 28 et 46 chevaux. Cela peut paraître peu, mais avec un faible poids, les karts sont vifs. Par ailleurs, les pistes sont courtes avec peu de lignes droites, ce qui correspond bien aux spécifications des engins.

Crédit photo : AR Jeff Photography

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