Après les Hells Angels, les Pays-Bas interdisent le club de motards No Surrender

La justice néerlandaise a annoncé vendredi interdire et dissoudre le club de motards local jugé criminel No Surrender, estimant qu’il représentait un “danger pour l’ordre public” aux Pays-Bas.
Cette décision intervient un peu plus d’une semaine après l’interdiction sur l’ensemble du territoire du célèbre groupe Hells Angels pour des raisons similaires, une “première mondiale” selon la radio-télévision publique néerlandaise NOS.
“No Surrender viole l’ordre public et est interdit et dissous”, a déclaré dans un communiqué le tribunal d’Assen (nord), donnant raison au ministère public, qui souhaitait l’interdiction et la dissolution de ce groupe créé en 2013 et ayant connu un essor rapide ces dernières années.
Les preuves fournies par le parquet montrent qu'”un grand nombre de membres de No Surrender sont ou ont été impliqués de manière structurelle dans de nombreuses infractions pénales graves”, notamment des affaires d’extorsion, de trafic d’armes et de drogue et de possession illégale d’armes, ont estimé les juges.
La violence, “stimulée et facilitée par la culture et la structure de No Surrender”, a un caractère “tellement grave et structurel qu’elle met la société en danger”, a ajouté le tribunal.
La justice néerlandaise a interdit le 29 mai les Hells Angels et ordonné la fermeture de toutes leurs sections aux Pays-Bas, considérant qu’ils constituaient une menace publique.
Les Hells Angels, connus pour leurs motos Harley Davidson et leurs tenues de cuir, ont été fondés aux Etats-Unis en 1948. Ils comptent des branches dans une cinquantaine de pays.
Les Hells Angels sont accusés dans plusieurs Etats européens de promouvoir la violence et d’être impliqués dans la criminalité organisée.
La justice néerlandaise avait déjà interdit en 2017 le gang de motards Bandidos, club rival des Hells Angels, ainsi que le club Satudarah l’année suivante.
