Et si le gouvernement opte pour un projet existant de circuit ?

L’annonce du gouvernement d’une étude de faisabilité pour la création d’un circuit automobile à Maurice a fait émerger un nouveau projet. L’entrepreneur Pascal Hoffmann s’est entouré de différents acteurs des sports mécaniques pour proposer le projet « Motor City ». Il s’agit d’un centre multidisciplinaire. Lors d’une rencontre avec la presse spécialisée à Port Louis le mardi 16 décembre 2025, Pascal Hoffmann et Robert Chung, consultant en sport auto, ont indiqué que leur projet est prêt. Ils souhaitent le proposer au gouvernement en lieu et place d’une étude de faisabilité.
« Le budget de Rs 6 millions pour cette étude de faisabilité est sur deux années financières. C’est-à-dire qu’on ne verra pas le projet de circuit se concrétiser avant 2028 », commente Robert Chung. « Notre projet est prêt, ce n’est pas nécessaire de débuter une étude de faisabilité et de partir d’une feuille blanche. Il faut faire un projet local. Ce n’est pas nécessaire d’aller voir ce qui se fait ailleurs. Il faut aussi impliquer les Mauriciens qui connaissent les sports mécaniques », précise Pascal Hoffmann.
Leur projet « Motor City » est estimé entre 20 millions d’euros et 25 millions d’euros, soit entre Rs 1 milliard et Rs 1,35 milliards. Il comprend un circuit de quatre kilomètres pour les voitures et les motos, une piste de karting, une piste de tout-terrain, une école de pilotage de supercars, un centre de formation à la conduite, une zone de pilotage pour enfants, une piste de VTT, un skate park, des tribunes, un magasin spécialisé, un atelier, une station-service, un restaurant et des salles de conférences entre autres. En plus d’événements sportifs ou de formation, les entreprises pourront y organiser des événements comme des lancements de nouveaux véhicules suivis d’essais sur circuit.
« Nous avons besoin du gouvernement pour obtenir le terrain à bail dans un endroit où les nuisances sonores ne seront pas un problème. Nous avons identifié un terrain à Côte d’Or à côté du parking du complexe sportif. Ensuite nous pourrons approcher le secteur privé pour le financement. Nous souhaitons avoir de nombreux actionnaires dont des passionnés de sports mécaniques », explique Pascal Hoffmann.
« Nous avons besoin de deux éléments importants, le terrain et le financement. Il y a de nombreux clubs amateurs de voitures. Ils pourront venir faire leurs rassemblements au circuit. Il sera aussi possible d’y organiser des stages dans le cadre du permis à points. Nous sommes ouverts aux propositions et aux apports de toutes les personnes intéressées », conclut Robert Chung.
