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Royaume-Uni : Vers plus de contraintes pour les voiture à Londres

Le maire de Londres au Royaume-Uni souhaite que l’ensemble de sa ville soit prochainement considéré comme une vaste zone à faibles émissions, où seuls les véhicules les moins polluants seront autorisés à rouler gratuitement. Le but d’une telle mesure est évidemment de considérablement réduire les embouteillages en ville, mais aussi la pollution atmosphérique que cela engendre.

Faire de Londres une grande zone à faibles émissions

Sadiq Khan a annoncé qu’il allait prochainement mener une consultation concernant l’extension de la zone à faibles émissions actuellement en vigueur (“ULEZ”, en version originale) à l’ensemble de la ville, dès 2023, dans le but de faire de la capitale anglaise un exemple de ville “verte”.

Pour rappel, il s’agit d’une zone où seuls les modèles les plus récents et les moins polluants peuvent circuler gratuitement. Les autres doivent payer un “droit d’entrée” qui vient s’ajouter au coût du péage déjà mis en place pour pouvoir rouler dans le centre-ville.

Une tarification routière intelligente est cette fois-ci envisagée, c’est-à-dire que les automobilistes seront facturés au kilomètre. Dès lors, le système de péage pourrait purement et simplement disparaitre. Différents niveaux de tarifs pourraient alors être appliqués, en fonction du degré de pollution des véhicules, du niveau de congestion ou d’accès aux transports publics de la zone.

En parallèle, des aides pour les artisans, les petites entreprises, les associations ou bien encore les personnes handicapées devraient être accordées afin qu’ils puissent mettre à la casse leur véhicule actuel et opter pour un modèle non polluant et ainsi pouvoir circuler librement en ville.

Ce n’est pas la première fois que des mesures fortes sont prises à Londres pour lutter contre la pollution et la congestion, la mairie souhaitant que les Londoniens se tournent davantage vers des déplacements à pied, à vélo et en transport en commun qu’en voiture.

Pour se justifier, la mairie explique que l’amélioration de la qualité de l’air est beaucoup plus lente dans la périphérie de Londres que dans le centre-ville, et que de nombreux établissements de santé sont aujourd’hui situés dans des zones particulièrement sujettes à la pollution atmosphérique.

Toutes ces actions s’inscrivent dans une ligne politique proche d’autres grandes villes et capitales européennes. A Paris en France, par exemple, le projet de “zone apaisée” fait polémique. L’idée, pour la municipalité, est d’inaugurer d’ici début 2024 une zone en centre-ville qui privilégiera les mobilités douces et où la circulation à voiture sera totalement interdite, sauf impératifs justifiés. La voirie serait alors réservée uniquement aux piétons, vélos, transports en commun et à certaines catégories d’automobilistes (commerçants, artisans, taxis, personnes à mobilité réduite…). Le trafic dit de destination y sera autorisé, pour se rendre au travail, aller chez des amis, chez le médecin ou encore au cinéma. Le cas échéant, des justificatifs pourront être demandés par les forces de l’ordre en cas de contrôles inopinés. Le trafic de transit, c’est-à-dire les véhicules traversant la zone sans s’y arrêter, y est tout bonnement interdit.

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