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Vanessa Seebaluck et sa Pontiac Beaumont : La grande histoire d’amour

Dès son jeune âge, elle était entourée de voitures anciennes. Aujourd’hui, Vanessa Seebaluck, passionnée par les véhicules, a sa propre voiture de collection qu’elle chérit. Rencontre.

Situation plutôt rare dans le milieu des collectionneurs de voitures anciennes, ce n’est pas un homme qui s’est amouraché d’une voiture de collection, mais bel et bien d’une femme. Cette femme, c’est Vanessa Seebaluck, professeure d’université et passionnée par les véhicules vintage. Propriétaire d’une Pontiac Beaumont noire qui date de 1969, la jeune femme nous parle de son amour pour les voitures anciennes.

C’est après un voyage aux États-Unis, il y a quatre ans, que Vanessa a voulu à tout prix mettre la main sur une voiture ancienne. « Les voitures de collection sont très communes aux États-Unis. On en voit partout et je me suis remémoré mes souvenirs d’enfance », relate-t-elle. Dès son retour, la jeune femme commence à faire des recherches et elle tombe sur une Pontiac Beaumont qui se trouvait en Afrique du Sud. « Après avoir échangé des photos et des messages, j’ai finalement décidé de l’acheter, même si ce n’était pas vraiment le coup de foudre. Cependant, dès que je l’ai vue à la douane et que je l’ai touchée, j’ai été tout de suite fascinée », avoue cette habitante de Candos.

Conçue originalement pour le marché canadien, la Pontiac Beaumont a été aussi introduite dans plusieurs pays, notamment au Mexique, en Australie et en Afrique du Sud. D’ailleurs, c’est en Afrique du Sud que la Pontiac Beaumont a été construite avec des pièces fabriquées dans le pays.

Vanessa a deux garçons, qui, selon elle, admirent sa voiture. « Ils se bagarrent déjà à propos de la voiture et qui va l’acquérir dans le futur », lance Vanessa en riant. On pourrait dire que l’amour que portent ses enfants à sa Pontiac Beaumont arrange bien Vanessa, car ils ne se font pas prier quand il s’agit de la nettoyer !

Pour Vanessa, ce qui l’attire le plus dans un véhicule ancien, c’est le son. Le battement de son cœur s’accélère quand elle entend le bruit d’une voiture de collection. Ces sons, certes, peuvent être ennuyants pour d’autres personnes, mais pour Vanessa, ce bruit particulier est un plaisir pour ses oreilles. « Pour moi, les sons du moteur sont comme un ronronnement d’un chat », relate la mère de famille.

Une histoire de famille

Si Vanessa est tombée toute jeune dans le chaudron des voitures anciennes, ce n’est pas tout à fait par hasard. En effet, les voitures anciennes sont une histoire de famille chez les Seebaluck. Elle raconte : « Ma maman avait une Volkswagen Beetle, aussi connu comme la Volkswagen Type 1. Mon oncle avait également plusieurs voitures anciennes. Pour m’habituer à ces véhicules, je faisais des petites corvées comme vérifier l’eau, les pneus et leur état. J’ai appris à faire marche arrière à l’âge de 10 ans seulement. Avec la permission de ma maman, je conduisais dans la cour ».

Pour faire l’acquisition d’une voiture ancienne, Vanessa Seebaluck a contracté un prêt bancaire. « Mes parents étaient moins enthousiastes que moi, car ils savaient que je n’allais pas pouvoir retaper la voiture d’un seul coup. Cependant, comme je suis têtue, je suis allée jusqu’au bout pour réaliser mon rêve », confie-t-elle.

Un investissement qui en vaut la peine. « La Pontiac Beaumont est en bon état. Une hardtop sedan, le volant assisté, les vitres automatiques, un moteur V8, cette voiture est dotée de la pure mécanique ancienne avec des pièces les plus rares au monde », explique-t-elle. La Pontiac Beaumont fêtera ses 50 ans en avril prochain. Toutefois, Vanessa ne cache pas le fait que d’avoir un tel véhicule n’est pas une mince affaire. Comme les pièces de la voiture ne sont pas disponibles à Maurice, il faut les importer à l’étranger. « Cela prend beaucoup de temps et d’argent, car les frais d’importation coûtent plus que les pièces », indique Vanessa. Cette dernière explique aussi que l’entretien demande aussi beaucoup de temps. « Il a fallu chercher un mécanicien qui s’y connaît et qui aime ce type de mécanique, car il faut faire confiance à la personne avec laquelle on va passer de nombreuses heures », ajoute Vanessa. Parfois, la Pontiac Beaumont reste au garage à cause des travaux et du manque de pièces. Cependant, tous
ses sacrifices en valent la peine, car le plaisir de conduire une telle voiture est exceptionnel pour Vanessa Seebaluck, cette amoureuse de véhicules vintage.

Photo : Marjoreland Potiah

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