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Le SUV, ce champion des ventes mal aimé

Les ventes de SUV sont au beau fixe alors que le marché automobile bascule progressivement vers la fin du tout thermique, selon les données de l’Observatoire Cetelem de l’automobile 2022. Si l’image de grosse voiture polluante colle encore au SUV, ce type de véhicule continue de séduire un large public et son succès pourrait bien perdurer à l’ère du tout électrique.

Apparus il y une quinzaine d’années, les SUV ne cessent au fil des ans de gagner en popularité. Aujourd’hui, ils représentent 45% des ventes de véhicules neufs dans le monde. Ils ont aussi peu à peu pris la place des monospaces dans les foyers.

SUV, ce sont surtout trois lettres qui divisent et font débat, à l’heure de la prise de conscience environnementale. Pourtant, si un SUV pollue plus qu’une compacte, une berline ou un monospace, il émet moins de CO2 dans l’air qu’un ludospace ou une voiture de sport.

Phénomènes de ventes, les SUV cochent aujourd’hui toutes les cases de la qualité et du prix pour beaucoup de consommateurs. Ce segment est désormais considéré comme familial, sûr et confortable. A l’inverse, beaucoup le considèrent encore comme trop polluant, volumineux et dangereux pour les piétons. C’est le cas pour 66% des automobilistes qui n’en possèdent pas et même pour la moitié des propriétaires de SUV.

L’électrification à venir permettrait massivement d’atténuer l’image des SUV, ne serait-ce que parce qu’un SUV électrique est bien plus respectueux de l’environnement qu’une berline thermique. Attention toutefois, la future taxe au poids (qui entrera en vigueur en France au 1er janvier 2022) peut pénaliser les ventes de SUV, y compris électriques, du moins en France.

Pour Flavien Neuvy, directeur de L’Observatoire Cetelem, “le SUV n’est pas un phénomène de mode. Il répond parfaitement aux demandes automobilistes en matière de qualité/prix et l’électrification pourrait même être une opportunité pour gagner encore plus de parts de marché.”

D’une manière générale, les intentions d’achat concernant les voitures électriques et hybrides (tous segments confondus) n’ont jamais été aussi fortes. Les deux tiers des personnes interrogées sont en effet prêts à acheter un véhicule plus propre. Ceci est dû à plusieurs facteurs, comme le retour positif de ceux qui en possèdent déjà un et une image extrêmement moderne véhiculée par des marques comme Tesla.

A noter que le marché mondial des véhicules légers (particuliers et utilitaires) est en hausse de 2,2% par rapport à 2020, mais loin des niveaux de 2018 ou 2019, la pénurie des composants freinant ce rebond mondial. Les deux plus grands marchés au monde, la Chine (+3%) et les États-Unis (+5%) affichent une hausse supérieure à la moyenne. Le marché se porte en revanche moins bien en Europe qui accuse une très légère baise globale des ventes par rapport à 2020. En France par exemple, il ne s’est jamais vendu aussi peu de voitures neuves (un peu plus de 1,6 million) depuis les années 70. Outre la pénurie de composants, la hausse du prix des voitures explique en partie ces mauvais chiffres.

Cette étude a été réalisée en partenariat avec C-Ways, du 3 au 20 septembre 2021, dans 17 pays auprès de 11000 personnes.

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