Le constructeur français Renault remet sa citadine d’entrée de gamme au goût du jour. La Renault Kwid dispose désormais d’une motorisation 100 % électrique.
La Renault Kwid revient avec une nouvelle motorisation. La citadine de la marque française est désormais disponible à Maurice dans sa version E-Tech, c’est-à-dire 100 % électrique. La première impression est la montée en gamme de la voiture. Cela se traduit notamment au niveau du design. La Renault Kwid E-Tech se modernise. La signature lumineuse par exemple a été remise au goût du jour. La calandre fermée assure une certaine continuité stylistique avec la version thermique. Le logo cache la trappe de recharge.
Sur les côtés, le dessin intègre des touches de SUV, comme les passages de roues en plastique noir, à l’allure générale de citadine. La voiture mesure 3,7 mètres de long, ce qui est relativement compact. L’arrière reprend le bandeau noir et le large logo vus à l’avant.
L’intérieur est, lui aussi, plus moderne. Des inserts de la même couleur que la carrosserie donnent une touche jeune et branchée à l’ensemble. Le côté branché est justement assuré par l’écran tactile de l’infodivertissement et les équipements. On trouve par exemple le régulateur de vitesse adaptatif qui gère automatiquement la vitesse de croisière et la distance de sécurité avec le véhicule qui précède.
Sous le capot, le moteur électrique développe 65 chevaux de puissance et 113 newton-mètres de couple. Ces performances ne font pas de la Renault Kwid E-Tech une voiture sportive, mais elles correspondent à la philosophie de la voiture : urbaine et économique. La batterie assure une autonomie de 256 kilomètres. Ce n’est certes pas ce qui se fait de mieux, mais cela a deux avantages : conserver un tarif abordable et permettre une recharge rapide. La batterie se recharge en effet de 15 % à 80 % en seulement 40 minutes.
1re apparition en 2015
La Renault Kwid apparaît en 2015 comme un modèle stratégique destiné aux marchés émergents, notamment l’Inde, où elle est dévoilée en mai de la même année. Développée sous le code projet BBA, elle inaugure la plateforme CMF‑A conçue conjointement par Renault et Nissan, avec un haut niveau de localisation des composants et une ingénierie largement réalisée en Inde. Son positionnement vise à concurrencer les citadines d’entrée de gamme telles que la Suzuki Alto, tout en introduisant des équipements rarement proposés dans ce segment, comme un combiné numérique ou un écran tactile multimédia.
La Kwid adopte une silhouette de citadine à allure de crossover, caractérisée par une garde au sol de 180 mm, des protections plastiques et une face avant inspirée des modèles plus imposants de la marque. Elle est produite en Inde, au Brésil et, depuis 2025, en Colombie, avec des variantes adaptées aux marchés locaux. En 2017, une version améliorée est lancée pour l’Amérique latine, tandis qu’une déclinaison électrique, la City K‑ZE, apparaît en 2019 avant d’être exportée sous les noms Dacia Spring en Europe et Kwid E‑Tech en Amérique latine.
Sur le plan technique, la Kwid est proposée initialement avec un moteur trois cylindres essence de 799 cc développant 54 chevaux, associé à une boîte manuelle à cinq rapports. Une version 1,0 litre de 67 chevaux complète ensuite l’offre, disponible en boîte manuelle ou en transmission robotisée. Le modèle affiche une longueur comprise entre 3,68 m et 3,74 m selon les versions, pour un poids d’environ 775 kg. Ces caractéristiques, combinées à un coût d’usage réduit, expliquent son succès rapide, notamment en Inde où elle enregistre 25 000 commandes en deux semaines après son lancement commercial.
