La Lotus Emeya n’a plus rien à voir avec les roadsters originaux de la marque britannique. Il s’agit d’une berline luxueuse 100 % électrique. Elle garde tout de même la sportivité de Lotus. Le Défi Moteurs a pris le volant de la Lotus Emeya 600 SE.
Lotus a longtemps été spécialisée dans les petits roadsters sportifs, mais il faut s’adapter à l’ère du temps et proposer des véhicules plus familiaux. C’est le cas avec cette Emeya. Il s’agit d’une berline avec l’ADN de Lotus, c’est-à-dire sportive comme on l’attend de la marque britannique. La voiture permet de transporter jusqu’à cinq personnes dans des conditions assez confortables et dynamiques. Le Défi Moteurs a pu prendre en main la version de 600 chevaux de cette Lotus Emeya.
C’est sur la face avant que le caractère sportif est certainement le plus marqué. De face, on a l’impression d’avoir affaire à une supercar. L’auto est basse et large, avec des formes aérodynamiques. La signature lumineuse est spécifique. La face avant dispose d’entrées d’air sur les côtés et même d’un aérodynamisme actif pour améliorer l’efficacité de la voiture. Prenez les dimensions d’une grande berline et les codes stylistiques d’une supercar et vous obtenez le profil de la Lotus Emeya. La voiture est longue, 5,14 mètres, mais avec des codes stylistiques de voitures sportives comme le toit plongeant et les grandes jantes de 21 pouces. A l’arrière comme à l’avant, c’est l’aérodynamisme qui prime. Il y a par exemple un becquet qui se déploie automatiquement à une certaine vitesse, ainsi des extracteurs d’air sur les côtés et en dessous pour vraiment plaquer le véhicule. A l’arrière aussi la signature lumineuse est spécifique avec un mince bandeau qui traverse toute la largeur de la voiture.
Luxe et sportivité sont les deux mots qui viennent à l’esprit lorsqu’on s’installe à bord de cette Lotus Emeya. Les matériaux sont de bonne qualité, avec l’aspect sportif marqué par de l’alcantara et le côté luxueux par le cuir beige de la sellerie. L’habitacle regorge d’inserts en carbone. Le volant est typé sport. Notons la présence d’un grand écran sur la console centrale, d’un plus petit bandeau d’affichage derrière le volant ainsi qu’un autre au niveau de la place du passager. La berline est aussi équipée de l’affichage tête-haute pour l’instrumentation. Les sièges à l’avant sont semi-baquets, ils sont aussi ventilés, chauffants et massants. Ils ont une autre particularité : les côtés se resserrent contre le conducteur pour le maintenir comme dans un véritable baquet de voiture de course. L’arrière est tout aussi accueillant que l’avant. On a beaucoup de place au niveau des jambes grâce à la longueur de la voiture. On a aussi suffisamment de place au niveau de la tête bien que le toit soit plongeant. Les sièges sont suffisamment confortables avec un joli design. Le toit est panoramique, on en profite beaucoup à l’arrière, et il peut être opacifié électroniquement en différents segments. L’ouverture du coffre de la Lotus Emeya est un hayon, elle est donc large, ce qui permet de faciliter le chargement. Néanmoins, le plancher est haut, ce qui limite le volume.
La Lotus Emeya est une vraie GT, adaptée à la conduite au quotidien avec un aspect sportif. Le châssis est affûté. L’auto dispose de plusieurs modes de conduite qui permettent entre autres d’adapter la hauteur de caisse et la suspension à la conduite. Le mode Range permet d’être plus économe. Le mode Tour correspond au grand tourisme. Le mode Sport est bien entendu pour la sportivité. Et le mode individuel permet d’adapter les réglages à sa conduite. En mode Sport, la voiture devient plus ferme, la suspension et la direction sont plus précises. Les sièges se referment pour offrir un meilleur maintien, et la conduite est nettement plus dynamique. En mode Tour, le confort est un peu plus présent, mais on a quand même de la sportivité. La berline répond à la moindre sollicitation et son châssis, qui est toujours confortable, permet d’avoir une tenue de route exceptionnelle. La voiture est vraiment collée à la route. La caisse ne prend pas le moindre roulis et son train avant est précis. Avec ses plus de cinq mètres, la Lotus Emeya est plus à l’aise sur des grandes routes. Mais dans les petits chemins et dans les petites rues, comme dans le village de Cascavelle, la voiture se faufile grâce à une particularité, ce sont les roues directrices à l’arrière. On a vraiment l’impression que la voiture pivote sur elle-même dans les virages. Notre modèle d’essai, la 600 SE, dispose de 612 chevaux. Ils ne sont pas de trop pour assurer une conduite sportive avec 2 500 kilos sur la balance. Les accélérations sont franches. Le véhicule passe de 0 à 100 kilomètres par heure en 4,15 secondes, et cela grâce notamment aux 710 newton-mètres de couple. Lotus annonce jusqu’à 580 kilomètres d’autonomie, notamment grâce à la régénération sur trois niveaux. Celle-ci permet de ralentir juste en relevant le pied de l’accélérateur. Cela est plus confortable dans les embouteillages ou en ville. Notre modèle d’essai dispose de quatre roues motrices. Et grâce à la suspension adaptative, si on relève la caisse de quelques centimètres, on peut franchir les obstacles et des nids de poule assez facilement. Bien entendu, ce n’est pas non plus un franchisseur. Malgré le poids important, le freinage est bon. Comme on peut s’y attendre dans un véhicule haut de gamme, la Lotus Emeya dispose des assistants à la conduite. Ils se montrent efficaces, que ce soit l’assistant au freinage ou le maintien dans la voie. La voiture dispose d’un avantage important des berlines, son centre de gravité est bas, notamment aidé par les batteries qui sont dans le plancher.
La Lotus Emeya n’a plus grand-chose à voir, à première vue, avec les roadsters originaux de la marque britannique. Cette auto incarne le virage qu’a pris Lotus pour rester compétitive, c’est-à-dire proposer des voitures électriques, spacieuses et luxueuses. On retrouve tout de même la sportivité de la marque, avec cependant la praticité d’une berline. La voiture est réussie sur tous les plans : le comportement, l’habitabilité, les équipements, le confort et même le luxe. Ces qualités se paient chères. La Lotus Emeya est disponible chez Luxury Automobile à partir de Rs 6 400 000 en prix de lancement. Notre modèle d’essai est affiché à Rs 7 900 000.
Fiche technique :
| MOTEUR | |
| Type | Synchrones à aimant permanent |
| Puissance | 612 cv |
| Transmission | Intégrale |
| Energie | Electrique |
| Couple | 710 nm |
| BOITE DE VITESSE | |
| Type | Automatique |
| Nombre de rapports | na |
| PERFORMANCES | |
| Vitesse maximale | 250 km/h |
| Accélération (0 à 100 km/h) | 4,15 s |
| CONSOMMATION | |
| Consommation intra-urbaine | nc |
| Consommation extra-urbaine | nc |
| Consommation mixte | 18,7 kWh/100 km |
| Emissions de CO2 | 0 g/km |
| Autonomie | 580 km |
| POIDS/VOLUME | |
| Poids à vide | 2 580 kg |
| ROUES | |
| Jantes | 265/40 R21 & 305/35 R21 |
