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La police donne un grand coup de frein à l’organisation des road trips

Les mesures sont drastiques et condamnent l’organisation de road trips à Maurice. Les nombreux clubs enregistrés et non enregistrés de propriétaires de voitures ou de motos organisent régulièrement des sorties. Si dans la grande majorité des cas, ces road trips se passent sans incident, des accidents sont récemment survenus. Cela a été le cas le 1er février 2018 à Gros Caillou où lors d’une sortie de motocyclettes, un participant est entré en collision avec un automobiliste. Une altercation avait suivi. Un an plus tard, le 1er février 2019, lors de la même sortie qui était pourtant encadrée par la police, un motocycliste a mortellement renversé une piétonne à Bel Ombre. La police a donc décidé de drastiquement durcir les conditions d’autorisation.

Alors que ces deux road trips réunissaient plusieurs centaines de participants, désormais la police limite à 25 le nombre de véhicules par événement. « Cette décision permet d’avoir un meilleur contrôle des participants par les motards de la police qui les encadrent », explique l’inspecteur Shiva Coothen du Police Press Office (PPO).

Le TRD Club, association regroupant des propriétaires mauriciens de voitures de la marque Toyota, a dû annuler son road trip prévu le dimanche 31 mars 2019 à cause de cette mesure. En effet, 125 véhicules étaient attendus alors que la police a limité leur nombre à 25. Selon un membre exécutif du club, il est probable qu’il n’y ait plus de road trips organisés par le TRD. Cependant, des clubs seraient tentés d’organiser des sorties sans l’aval de la police. « On voit des clubs organiser des road trips sans les procédures auprès des autorités car ils savent que la police n’autorisera pas ces sorties, d’autant que ce sont souvent des clubs qui ne sont pas enregistrés », affirme ce membre exécutif du TRD Club.

L’inspecteur Shiva Coothen rappelle que la tenue d’un road trip sans autorisation de la police est un délit et que les organisateurs s’exposent à des contraventions. « Mais ce n’est pas évident de les prendre en contravention car les participants se disperseront à la vue de la police. Néanmoins on veille au grain », affirme le policier qui ajoute que parmi les nouvelles conditions d’autorisation, les organisateurs doivent également fournir tous les détails sur les participants et leurs véhicules.

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